L’interopérabilité peut se définir comme la capacité de systèmes à fonctionner et dialoguer ensemble. Et dans le contexte du télésuivi des malades respiratoires ?

Damien Rougeux
« Un dispositif médical numérique (DMN) comme Vestalis2 possède deux niveaux d’interopérabilité, explique Damien Rougeux, Directeur Opérationnel chez Vestalis. D’une part, il interagit avec les dispositifs médicaux connectés utilisés pour le traitement et le suivi des patients : ventilateurs, appareils de PPC3, oxymètres. D’autre part, il communique avec les logiciels métiers des professionnels, qu’il s’agisse des ERP4 utilisés par les PSDM5, ou des DPI6 et des GAM7 utilisés en milieu hospitalier ».
Comment ça marche ?
Plus sophistiquée qu’il n’y paraît, l’interopérabilité met en jeu des compétences de traduction des données mais aussi d’harmonisation. Un DMN interopérable s’apparente à une véritable tour de contrôle des flux d’informations. L’objectif : transformer un matériau hétérogène et complexe en données de suivi homogènes et utilisables, présentées aux utilisateurs de manière intuitive au sein d’une même interface et fournies aux logiciels métiers.
La traduction :
Vestalis parle le langage de chaque dispositif connecté (“API” en termes techniques8), qui est propre à chaque fabricant. Le développement et la maintenance sont nécessaires pour établir et entretenir ce dialogue. Il en va de même entre Vestalis et les logiciels métiers.
L’harmonisation :
Le modèle de données Vestalis uniformise les données venant à la fois des DM connectés et des logiciels métiers. Ainsi, depuis les serveurs des fabricants, Vestalis récupère plus de 200 types d’informations différents, comprenant tant les réglages des machines que les données de traitements. « Notre solution est capable d’homogénéiser ces données, c’est-à-dire de les comprendre et de les différencier. Sa particularité est aussi d’être agnostique et extensible, c’est-à-dire qu’elle peut facilement “digérer” de nouveaux types de données, pour répondre à de nouveaux besoins métiers », souligne Damien Rougeux.
Comme un aiguilleur invisible, Vestalis orchestre le fonctionnement fluide de tout le système : enchaînement des étapes, coordination et réalisation des contrôles, assurant que les actions impliquant plusieurs logiciels soient possibles et cohérentes. Vestalis facilite ainsi les interactions entre les acteurs du télésuivi et la mise en œuvre de leurs logiques métiers, qu’elles soient génériques ou spécifiques aux logiciels qu’ils utilisent.

Un back-office solide pour une solution robuste
« Ce n’est pas tout d’assurer un flux bidirectionnel de données. Il faut surtout contrôler que ces flux fonctionnent 24h/24, détecter les erreurs et les corriger ». L’interopérabilité va donc bien au-delà d’un raccordement aux APIs. Par analogie, il ne s’agit pas de faire voler simplement un avion mais de réguler l’ensemble du trafic aérien. Issus de l’héritage industriel de Vestalis, de nombreux outils de back-office sont mis en œuvre pour synchroniser l’information en continu, quels que soient les aléas potentiels (serveur qui flanche, erreur humaine…). Cette synchronisation fiabilise notamment l’information clé relative à l’appairage patient-machine. L’opérateur obtient alors l’assurance de baser sa prise de décision sur les mesures du bon patient.
Grâce aux savoir-faire qui la sous-tendent, l’interopérabilité de Vestalis joue ainsi un rôle primordial dans la numérisation sécurisée des parcours de soins en santé respiratoire
Vous souhaitez en savoir plus sur l’écosystème Vestalis ? N’hésitez pas à nous contacter : https://www.vestalis.health/contact/
Références :
1. DM : Dispositifs Médicaux
2. Plus d’informations sur https://www.vestalis.health
3. PPC : Pression Positive Continue
4. ERP : Enterprise Resource Planning
5. PSDM : Prestataires de Services et Distributeurs de Matériel
6. DPI : Dossier Patient Informatisé
7. GAM : Gestion Administrative du Malade
8. API : Application Programming Interface